Je voudrais vous poser une question simple, et pourtant presque personne ne l’a jamais posée à un dirigeant. Quand avez-vous, pour la dernière fois, pensé sans être interrompu ? Pas réfléchi entre deux réunions. Pas raisonné en marchant vers un avion. Pensé, vraiment, l’esprit dégagé, le temps devant soi.
On demande à ceux qui dirigent d’être rapides, disponibles, réactifs, résilients. On ne leur demande presque jamais d’être lucides. Et pourtant, c’est la lucidité, plus que la rapidité, qui évite les catastrophes.
J’ai vu des dirigeants brillants prendre des décisions qui n’étaient plus tout à fait les leurs. Pas par incompétence. Par épuisement. La fatigue ne se voit pas sur un tableau de bord financier. Elle se voit trois mois plus tard, dans une décision prise trop vite, ou pas prise du tout.
Alors permettez-moi de vous proposer une autre manière de voir les choses. La santé mentale d’un dirigeant n’est pas un sujet privé. C’est un sujet stratégique, au même titre que la trésorerie ou la gouvernance. Une organisation ne peut pas être plus claire que l’esprit de celui qui la conduit.
C’est exactement ce que Les Retraites Analytiques cherchent à offrir : un espace où un dirigeant peut déplier sa pensée, loin de l’urgence, avec la discrétion et la rigueur qu’exige sa fonction.
Alors la prochaine fois que vous croiserez un dirigeant épuisé, ne lui dites pas de tenir bon. Demandez-lui plutôt ceci : et vous, quand avez-vous pensé pour la dernière fois, sans être interrompu ? Cette question, aussi simple soit-elle, peut changer une trajectoire. Et parfois, une organisation tout entière.



