Il y a des dossiers que l’on confie, et qui reviennent. Non par défiance : par une fidélité plus ancienne que l’entreprise.
Celui qui reprend la main au dernier moment sait très bien qu’il ne devrait pas. Il l’a compris, il l’a même enseigné. Et pourtant le geste se produit, comme se produit un oubli ou un mot de trop en réunion.
Le coaching éclaire l’organisation, et c’est précieux. Mais lorsque l’organisation est claire et que le geste se répète, ce n’est plus la méthode qui parle. Quelque chose rejoue, dans le bureau, une scène que le dirigeant n’a pas choisie et dont il n’est pas responsable.
On peut en payer le prix pendant des années : épuisement, décisions retardées, équipe qui n’ose plus, associé tenu à l’écart. On peut aussi, un jour, commencer à entendre ce que ce contrôle protège.
L’analyse complète, avec ce que la psychanalyse permet d’en entrevoir, est ici : https://www.dirigeant.org/analyses/dirigeant-ne-parvient-pas-a-deleguer



